Biographie de Mongo Santamaria - Go, Mongo!

Note utilisateur:  / 74
MauvaisTrès bien 

Biographie de Mongo Santamaria – Go, Mongo!

Dépositaire de la haute tradition Afro-Cubaine, Mongo Santamaria fut l’un des plus importants et influents musiciens du XX° siècle tous styles confondus. Il a marqué de son empreinte magique, non seulement, les musiques latines qu’il a largement contribué à promouvoir, mais également l’apparition des rythmes qui furent en vogue tout autour de la planète. Il a tout joué: la Rumba, le Son Cubain, le Mambo, le Cha Cha Cha, la Salsa, le Latin Jazz, le Boléro, le Cubop, le Boogaloo, le Rythm and blues, le rock, le reggae, la soul, la funk, jusqu’à produire son propre style de fusion… Extraordinaire multi percussionniste passé maître dans la Conga, le Bongo et les Timbales, il se distingue par cette touche “claire dans toute sa maturité” qu’il définissait lui-même par l’expression “Pura Madura”.

Mongo Santamaria biographie discographie videos latin jazz salsa charanga rumba boogaloo
Ramón “Mongo” Santamaria Rodríguez est né à La Havane à Cuba le 7 avril 1922. Ses parents habitaient le quartier Jesús María où il passa ses années d’enfance. Son père, Ramón Santamaria Gímenez était sergent dans l’armée régulière puis travaillera par la suite comme fonctionnaire local et sa mère Doña Felicia Rodríguez était vendeuse de café et de tabac dans une échoppe. C’est son grand-père paternel, originaire du Congo (arraché à sa terre natale au XIX° siècle à l’époque de la traite, puis libéré), qui lui a donné le surnom “Mongo” qui signifie “Chef de tribu”. Il décède quand Mongo est encore très petit. Sa grand-mère maternelle, qui cuisinait pour des réunions liturgiques de la Santeria, l’emmenait souvent avec lui lors de cérémonies et commence son apprentissage du “Tambor” et de la culture Lucumi et Yoruba.

C’est le frère de sa mère, son oncle José Rodriguez connu sous le nom de “Macho” qui jouait des maracas avec le groupe Jiguani qui donnera envie à Mongo de se dédier à la musique. Selon le souhait de sa mère qui le voyait se lancer dans la musique classique, il commence par étudier le violon à l’Academia Santa Cecilia. Cependant, il troquera rapidement son violon pour les percussions. Lors d’une interview réalisée à Cuba, il a lui-même résumé son enfance en ces termes :

“Ma mère était d’origine Yoruba et mon père descendant du peuple Congo, ce qui a eu une grande influence sur mon style de jeu, qui me vient de ma famille entière. Ma grand-mère travaillait comme cuisinière et serveuse pour une famille du voisinage les Pogolotti et j’ai participé à des “Candelaria” et aussi à des hommages à Chango, des carnavals et des rumbas. J’ai étudié le violon à l’Academia Santa Cecilia. Je faisais partie de la Lira Infantil, un groupe de musique d’enfants qui jouait dans des cafés et qui passait ensuite le chapeau pour récolter quelques pièces. ”

C’est en voyant jouer Clemente “Chicho” Piquero, le bongosero de la Banda Gigante de Benny Moré que Mongo décide de se mettre au bongo. A l’âge de 17 ans, Mongo travaille la journée comme facteur, et le soir, il se dédie aux percussions qu’il continue d’étudier en autodidacte, vivement encouragé dans ses efforts par son ami Candido Camero qui est convaincu de ses grandes possibilités. Bien qu’il se produise régulièrement, les revenus dérisoires qu’il tirait de la musique ne lui permettaient pas de vivre décemment, c’est pourquoi il avait pris cet emploi fixe qu’il occupera jusqu’en 1947. Cependant, la Havane, est bien un lieu propice à l’expression musicale et aux rencontres artistiques, il y fait la connaissance de Chano Pozo et, ensemble, ils travailleront dans plusieurs spectacles au Tropicana sous la direction d’Armando Romeu, et notamment, dans le fameux show “Congo Pantera”, spectacle monté par le chorégraphe russe David Lichine, où Mongo jouait du bongo et Chano chantait et dansait. Ils travailleront également tous deux avec Miguelito Valdès. Mongo fait ses début comme bongosero professionnel en 1937, avec le Conjunto Boloña dirigé par Alfredo Boloña au cabaret Eden Concert, et peu après, il rejoint le sexteto lancé par Alfredo León “Los Leones” qui intégrait de fameux artistes tels que le chanteur Joseíto Núñez (du Septeto Nacional), le pianiste Silvio Contreras, le bassiste et compositeur Cristobal Dobal. Puis, malgré son jeune âge, il participe également à des enregistrements avec les Lecuona Cuban Boys et Antonio Machin. Très rapidement, Mongo gagne en expérience et son nom devient synonyme d’un jeu qui se distingue par sa puissance, sa personnalité et son rythme précis. Le bongo étant un instrument que l’on retrouve dans de nombreuses formations musicales, les engagements se multiplient, qui sont pour lui tout autant d’occasions de travailler. Il acquiert rapidement une vraie reconnaissance de ses talents et suscite un grand intérêt pour son style particulier où s’exprime son appartenance aux traditions afro-cubaines.

Au cabaret Tropicana, il joue également avec La Orquesta Los Jovenes de Cayo, et il enregistre avec le Conjunto Matamoros, ainsi que la Orquesta de Planta de l’émission Mil Diez et, en 1939, il enregistre pour la bande son du film “Ahora Seremos Felices”. Il est, ainsi qu’un autre jeune percussionniste prometteur du nom de Tata Güines, appelé pour faire de courtes tournées avec le groupe Los Hermanos Camacho qui jouait en première partie du Conjunto Casino. Il jouera également avec le Conjunto Azul, le Conjunto Camacho de Camaguey, la légendaire Sonora Matancera, ainsi qu’avec le Conjunto Segundo de Arsenio Rodriguez (une formation “de substitution” qu’Arsenio avait créée afin de satisfaire la forte demande de son répertoire, et dont il avait confié la direction au tresero Candido Camero).

Jusque là, Mongo Santamaria avait principalement joué du bongo avant d’en venir au maniement de la conga. Arsenio Rodriguez, qui fut celui qui introduisit la conga dans les conjuntos de Son, eut évidement son importance dans ce choix de transition. Il sera naturellement influencé dans son jeu par les prestigieux congueros avec lesquels il a travaillé durant toute cette période. Mongo apparaît également au cinéma, dans différents films avec Juan Galbizo. Il a également l’occasion de rencontrer et jouer avec Bebo Valdés, Carlos “Patato” Valdés et, bien sur, avec son ami de longue date, Armando Peraza.

En 1947, Mongo part à Mexico pour travailler avec le Conjunto Clave de Oro. Cependant, peu après son arrivée, il tombe malade et demande à son ami Armando Peraza de venir l’aider à remplir ses obligations professionnelles. Les deux amis séjournent et travaillent pendant environ six mois à Mexico, puis, ils partent pour New York au début de l’année 1948 pour travailler avec la compagnie de danse de “Pablito y Lilón” appelée The Black Cuban Daimonds. Pablito y Lilón étaient un couple de danseurs de rumba exceptionnels, dont la danse et le tragique destin (Pablito tuera sa partenaire d’un coup de feu au cours d’une dispute, et horrifié par son geste, il retournera l’arme sur lui-même et se donnera la mort) seront immortalisés dans la chanson “Rumberos de Ayer” de Benny Moré, qui parle aussi du décès de Chano Pozo qui fut assassiné à Harlem le 3 décembre de cette même année (alors qu’il était en pleine gloire et que son titre “Manteca” popularisé avec Dizzy Gillespie et plusieurs autres de ses compositions remportaient un vif succès dont il ne profitera pas).

Toujours en 1948, Mongo et Armando travaillent avec Miguelito Valdés à l’Apollo Theater et avec Machito au Palladium. En 1949, ils sont évidemment touchés de plein fouet par cette succession deuils, qui, avant cela, avait également vu partir la jeune épouse de Mongo alors qu’elle n’avait que 20 ans. Mongo, qui souhaite s’installer à New York, doit cependant repartir à Mexico afin d’obtenir un visa d’entrée aux Etats-Unis. Sur place, il accompagne le trio Los Panchos et enregistre avec le “Tropical Orchestra” d’Arturo Nuñez. Il séjourne également à la Havane où il travaille avec Peruchin Justiz et le trompettiste Chocolate Armenteros dans le show de Rita Montaner au théâtre Campoamor puis, il accompagne le bolériste portoricain Pedro Flores dans l’enregistrement des titres “Orgullosa” et “Te doy mil gracias”. Il retourne, ensuite, à New York où il obtient finalement son titre de séjour permanent en octobre 1950.

Mongo entame sa nouvelle vie professionnelle aux Etats Unis en travaillant en tant que bongosero avec l’orchestre Los Dandy’s de Johnny Segui, Willie Bobo était à la tumbadora, Yayo “el Indio” au chant et Charlie Palmieri au piano. Ensuite, il rejoint la toute première Charanga des Etats Unis, lancée par le flutiste Cubain Gilberto Valdés, qui se produit régulièrement au Tropicana Club dans le Bronx, pour laquelle il joue des timbales. Peu de temps après, Perez Prado, qui séjournait à New York pour une session d’enregistrement, recrute Mongo pour jouer de la conga sur les titres “Lupita” et “Mambo del 65”, qui sont les tous premiers enregistrements de Mongo aux congas. Après ces enregistrements, Mongo rejoint Perez Prado pour l’accompagner sur sa tournée “Mambo Craze” dans plusieurs Etats US. Pendant cette tournée, alors qu’ils étaient sur une autoroute au Texas, le bus qui transportait toute la troupe, les musiciens, danseurs, et leurs instruments, eut un terrible accident où l’une des danseuses, Cecila Romero, trouva la mort. Mongo fut sévèrement touché aux jambes, souffrant de plusieurs fractures. A l’hôpital, le chirurgien qui devait l’opérer avait décidé de l’amputer, c’était, à cette époque, le sort qui était réservé aux patients de couleur en pareil cas. C’est grâce à la courageuse intervention du chanteur portoricain Paquito Sosa que Mongo fut sauvé de ce terrible sort. On raconte souvent qu’il se serait exclamé “Hey ! He is not black, he is cuban” et le docteur de répondre “Man, why didn’t you say it before” (Traduction : “Mais il n’est pas noir, il est cubain!” - “Monsieur, que ne l’avez-vous pas dit plus tôt”). En réalité, il avait fallu négocier bien plus que cela et Paquito Sosa avait dû vraiment insister et user de tout son pouvoir de conviction, expliquant qu’il n’était pas Afro-Américain, mais étranger sur le sol américain, et que s’il décidait de l’amputation, cela pourrait lui valoir d’imprévisibles conséquences juridiques, voire, déclencher un incident diplomatique… Le chirurgien prit donc une décision moins abrupte et Mongo fut opéré. Il resta trois mois à l’hôpital. L’une de ses jambes, mal réparée, le fit souffrir durant toute sa vie. Il dût porter des chaussures spéciales et tenta d’autres opérations par la suite, mais sans jamais vraiment la récupérer.

De retour à New York, il retrouve la Charanga de Gilberto Valdés. Et peu après, il remplace Frankie Colon, en tant de conguero auprès du célébrissime Orchestre de Tito Puente. L’association de Tito Puente aux Timbales, Manny Oquendo au bongo et Mongo Santamaria aux congas devint une combinaison rythmique d’une fabuleuse puissance de feu! Par la suite, Manny Oquendo sera remplacé par Willie Bobo. Entre 1952 et 1957, Mongo et Tito enregistrent une série d’albums et de titres, désormais classiques, Cuban Carnival, Puente in Percussion, Mucho Puente, Cubarana, Let’s Cha Cha Cha, Top Percussion, El Timbal. Tito Puente appréciait particulièrement le jeu de Mongo, le considérant comme l’un des grands maîtres de la tumbadora, au point qu’il refuse de jouer certains thèmes de son répertoire si Mongo n’est pas présent. Ils se retrouveront pour travailler ensemble à plusieurs reprises au fil des années, toujours pour produire des titres qui figurent parmi les plus grandes références dans la musique latine. En 1952, Mongo enregistre de nouveau avec Perez Prado “Al Compas del Mambo”.

En 1953, il travaille avec le Quintet dirigé par le pianiste Georges Shearing qui comprend Willie Bobo aux timbales, Cal Tjader au vibraphone et Armando Peraza aux bongos. Engagement qui le mènera San Francisco où il découvre la musique brésilienne grâce à Angela Maria, Elis Regina, Jair Rodriguez et Elsa Soires, en particulier la “Bossa Negra”. Puis, en 1955, il participe à l’album “Afro” de Dizzy Gillespie sur les titres “Manteca” et “Rhumba Finale”. Son travail s’inscrit de façon plus marquée vers le Jazz, à la suite de Dizzy Gillespie qui fut l’un des tout premiers à travailler au rapprochement du jazz et des musiques latino-américaines qui donnera naissance au Latin Jazz. Auparavant, on n’y jouait ni de la conga, ni du bongo, considérés comme trop “primitifs” et la seule musique d’influence africaine était le blues. Cette incursion, qui donnera au jazz de nouvelles nuances, sera menée avec l’arrivée de musiciens cubains tels que Chano Pozo, Patato Valdés, Francisco Aguabella, Candido Camero et, bien sur, Mongo Santamaria.

Au cours des années suivantes, il continue de travailler et d’enregistrer avec Tito Puente, Cal Tjader, Dizzy Gillespie, et bien d’autres. En 1960, au moment de la révolution à Cuba, il rentre momentanément à la Havane avec Willie Bobo, où il gravera deux albums : “Our Man in la Havana” et “Mongo in Havana, Bembé !”. En 1961, au plus fort de la mode des orchestres Charanga à New York, Mongo monte sa propre Charanga “La Sabrosa” avec Rudy Cazaldo au chant, Rolando Lozano à la flûte, Pupi Legaretta au violon, René Hernandez au Piano, Victor Venegas à la basse, Willie Bobo aux timbales et Jose Silva au Sax Tenor et violon. Ils enregistrent l’album “At the Black Hank”. Il participe également à l’enregistrement de l’album Pachanga avec Joe Loco.

En 1962, il forme son propre orchestre de Latin Jazz et signe un contrat avec le label Riverside. Il embauche, dans ce groupe, un jeune pianiste d’origine italienne Armando Anthony Corea que l’on connaîtra bientôt comme “Chick Correa”, puis un autre jeune pianiste viendra remplacer momentanément Correa, du nom de Herbie Handcock, dont il graveront la composition “Watermelon Man” que l’on ne présente plus, qui est considéré comme le thème fondateur du Boogaloo. Ils enregistrent l’album “Go, Mongo!”, qui peut alors compter sur la participation du trompettiste Marty Sheller qui devient l’arrangeur du groupe.

En 1963, en lisant un jour, dans un magazine, que La Lupe (celle qui était possédée par le diable quand elle chantait), était à New York, piqué de curiosité, il décide d’aller la voir chanter. A peine quelques mois après, on vit paraître l’album “Mongo introduces La Lupe” qui fut le premier disque de La Lupe à New York, avec les célèbres thèmes “Besito P’a Ti”, “This is my Mambo” et “Canta Bajo”. D’autres albums suivront par la suite.

Cette même année de 1963, est importante car son big band de Latin Jazz sort de la sphère spécifiquement latine pour se placer en concurrence directe avec les orchestre de rock et de rythm and blues qui occupent le devant de la scène à l’époque, il monte dans les premières places des charts et se fait connaître du grand public. Durant les années qui suivent, il poursuit ses enregistrements et sort régulièrement de nouveaux albums, en y invitant de grands jazzmen, tout en continuant à participer aux projets où il est invité, et réalise des tournées et séjourne à diverses occasions dans d’autres grandes villes telles que Chicago, San Francisco, Los Angeles, Las Vegas, ... En 1977, il participe aux concerts historiques de la Fania All Stars. Il fut nominé 5 fois aux Grammy Awards et c’est en 1978 qu’il remporte le Grammy pour son album “Amanecer”.

Les années 80 le voient poursuivre son impressionnante production, principalement en tant que leader sur ses propres projets sur lesquels il opère un retour vers les musiques latines. En 1988, il renouvelle ses collaborations avec Michel Camillo, son disciple Poncho Sanchez, Steve Turre… Une autre de ses remarquables collaborations fut avec Ray Charles pour lequel il joue des congas sur plusieurs titres dans différents albums (Birth of Soul, Blues + Jazz, Best of Ray Charles, Ray Charles Genius of Soul) et également avec Chris Connor. Son dernier enregistrement avec le Rey des Timbales, Tito Puente date de 1994. Après cela, sa santé va se dégrader et ses apparitions se feront de plus en plus rares, il réalise, cependant, encore d’autres enregistrements. En 1997, Mongo reçoit les honneurs du premier festival international de Latin Jazz de Los Angeles où il retrouve ses grands amis Armando Peraza, Francisco Aguabella, Giovani Hidalgo, Marc Quiñones et d’autres grandes légendes telles que Cachao, Paquito D’Rivera, Arturo Sandoval,…

Au cours de sa vie, il se remarie une fois à New York. Il semble que son épouse, Ileana Santamaria travaillait pour l’ONU. Par la suite, lorsqu’il se retirera à Miami, sa dernière compagne se prénommait Yolanda. Il eut en tout six enfants, Nancy, l’aînée, puis Monguito le pianiste, Felipe, Rosita, Felicia et Ileanita qui est chanteuse.

Mongo Santamaria s’éteint le 2 Février 2003 au Baptist Hospital de Miami, à 15h, à l’âge de 82 ans. Au cours d’une interview, il avait eut ces mots d’une grande humilité, qui dévoilent sa personnalité tant généreuse que modeste : “Je ne suis pas un héros, j’ai juste essayé de faire plaisir à tout le monde autant que j’ai pu”.


Infos, Interviews, Vidéos Mongo Santamaria: 

>> 01 - Vidéo audio – Perez Prado (Mongo aux percussions) – Mambo del 65 – 1951    
>> 02 - Vidéo audio – Tito Puente y Mongo Santamaria – Ti Mon Bo    
>> 03 - Vidéo audio – Vicentico Valdés (Conga de Mongo) – Plazos Traicioneros – 1954    
>> 04 - Vidéo audio – Tito Puente y Mongo Santamaria – Tito on Timbales – 1956    
>> 05 - Vidéo audio – Mongo Santamaria – Yambu – 1958    
>> 06 - Vidéo audio – Mongo Santamaria – Pito Pito – 1959    
>> 07 - Vidéo audio – Mongo Santamaria – Cha Cha Rock – 1959    
>> 08 - Vidéo audio – Mongo Santamaria – Jamaicuba – 1959    

>> Mongo Santamaria prépare ses mains avant de jouer + Extraits (Mongo en vivo)     
>> Vidéo concert at Heatlive & Interview – Mongo Santamaria – 1985 – Part 1     
>> Vidéo concert at Heatlive & Interview – Mongo Santamaria – 1985 – Part 2     
>> Vidéo concert at Heatlive & Interview – Mongo Santamaria – 1985 – Part 3   
>> Vidéo live at KLON – Mongo con the Estrada Brothers – Curacao    
>> Interview Mongo Santamaria backstage L.A. Latin Jazz Festival – 1997     
>> Interview Armando Peraza backstage L.A. Latin Jazz Festival – 1997   

Retrouvez la suite des vidéos de Mongo Santamaria, ici:
>> Suite des Vidéos de Mongo Santamaria <<   


Biographie Mongo Santamaria - Rédigée par Carmencita 
Janvier 2014 / Publication 3 Février 2014


A voir également sur ce site: 

Rubrique Mas Musica, biographies, histoire de la Salsa, vidéos, etc... 
Biographie de Benny Moré - El Barbaro del Ritmo    
Biographie Papo Lucca - La Perla de Ponce    
Biographie de Don "Quique" Lucca - Centenaire de la Salsa   
Biographie Bobby Valentin - El Rey Del Bajo  
Biographie Cheo Feliciano - El Hombre de la Familia   
Biographie Oscar D'Leon - El Sonero del Mundo   
Biographie Tito Rojas - El Gallo Salsero   
Biographie Joe Arroyo - Voz de Oro   
Biographie Frankie Ruiz - El Papa de la Salsa   
Biographie Celia Cruz - La Reina de la Salsa   
Histoire del Gran Combo de Puerto Rico 
Histoire de la Fania All Stars   
Histoire de la Sonora Ponceña   

Editos de la Salsa   
Agenda Concerts Salsa 
Annuaire de la Salsa et des Musiques Latines 
Annoncer un concert sur le Site Carmencita   
Trouver des musiciens et groupes pour concert Salsa et Musiques Latines   


{jcomments on} 

Annuaire Salsa Trouver Musiciens Latinos Animation

Carmencita Agenda Salsa concerts soirées festivals fiestas latinos

Vous êtes ici : Accueil Mas Musica Biographies Artistes Biographie de Mongo Santamaria - Go, Mongo!