Biographie Benny Moré - El Barbaro del Ritmo

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Biographie de Benny Moré - El Barbaro del Ritmo 


Benny Moré est un être de musique qui est né et qui n’a vécu que pour elle. Tous ceux qui l’ont approché se sont trouvés fascinés par son rythme, son aisance et le naturel avec lequel il chantait et évoluait dans l’espace. Un personnage hors normes, immensément talentueux, exubérant, drôle et insolent qui possédait un don magique. Unique et infiniment précieux il est un diamant brut qui étincelle de mille feux au cœur de la grande histoire de la musique.

Benny Moré Biographie Musique de Cuba Mambo Son Cubain Cha Cha Cha BoleroBartolomé Maximiliano Moré Guttiérrez est né le 24 août 1919 à Santa Isabel de las Lajas (située dans la région de Cienfuegos à Cuba). Il est l’aîné des 18 enfants que sa mère, Virginia Moré, mettra au monde. Compte tenu de son importance dans l’histoire de Cuba, les biographes se sont largement penchés sur son ascendance afin de l’établir le plus précisément possible.

Son plus lointain ancêtre répertorié est le roi d’une tribu du Congo dont le fils Gundo a été capturé à l’âge de 9 ans par des trafiquants pour être vendu comme esclave aux espagnols et emmené à Cuba où il a été vendu au propriétaire d’une plantation nommé Ramon Paredes. Ainsi qu’il était d’usage, le nom de Gundo fut changé en Ta Ramon Gundo Paredes. Il fut, ensuite, vendu à Doña Suzana Benitez, puis au conte Moré et devint Ta Ramon Gundo Moré. A la propriété, il aura avec Julia Moré, une fille, également nommée Julia. Gundo fut émancipé par le conte Moré qui le dota également d’une terre et mourut libre à l’âge de 94 ans. Julia Moré eût six enfants avec le colonel Simeon Armenteros y Calvo : Patricia, Bernabé, Tomas, Felipa, Chiquitica et Sofia. L’aînée, Patricia, ne fut pas reconnue par son père et portera le nom de sa mère, Moré. Elle eût une relation avec un riche espagnol dont elle eut quatre enfants : Ofelia, Felipe, Julia et Virginia Segundina. Le père n’ayant pas reconnu les enfants, ils portent le nom de leur mère. A l’âge de 18 ans, Virginia Moré a son premier enfant, Bartolomé Maximiliano, avec Silvestre Gutierrez qui ne reconnaîtra aucun de ses enfants qui porteront donc le nom maternel de Moré. Des 18 enfants de Virginia Moré, six décèderont à la naissance et des douze restants, seuls six atteindront l’âge adulte.

Benny Moré a lui-même expliqué que sa vocation pour la musique et le chant lui sont venus depuis sa plus tendre enfance “Je crois que j’ai commencé à chanter dès qu’on m’a retiré les langes, du moins, c’est ainsi que je me vois dans mes souvenirs, chantant depuis tout enfant”. Sa mère, Virginia, aime à raconter qu’à six ans, il accrochait une corde à une planche qu’il avait travaillée et que ce fut sa première guitare. Son petit frère, Teodoro, fut son tout premier musicien. Bartolomé chantait avec sa guitare de fortune et Teodoro faisait les percussions avec des machettes et des claves, ou encore des boites de lait concentré faisant office de bongo. Ensuite, Bartolomé entre à l’école où il se montre doué, aussi bien en calcul qu’en écriture et obtenait de bonnes notes, cependant, il doit la quitter à l’âge de 11 ans pour travailler dans les champs et aider sa famille. En travaillant la terre, il y prend goût et s’attache à l’agriculture. Toute sa vie, il aimera cultiver, prendre soin des plantes et il existe des photos et films où on le voit travailler la terre et s’occuper d’animaux familiers dans la maison familiale. Il aime également beaucoup aller pêcher dans les rivières alentour.

A cette période, son goût et ses capacités pour la musique s’affirment et se consolident. Il chante tout le temps, des chansons à la mode et d’autres plus anciennes, il commence à jouer des percussions et s’imprègne des rythmes africains. Il apprend très vite et apparaît rapidement comme exceptionnellement doué d’une oreille des plus fines, d’un sens du rythme hors du commun, d’une voix somptueuse et d’étonnantes capacités d’improvisation. Passionné, il entraine même ses frères et sœurs avec lesquels il monte sa toute première formation informelle où il donne libre cours à son inspiration. Puis, il rejoint le Conjunto local qui se produit dans les soirées et fêtes de la région.

En 1936, il est bien jeune, mais il veut gagner sa vie en faisant de la musique. Il s’embarque à bord d’un train pour la Havane. Sur place, il parvient à jouer, mais de façon très aléatoire, et survit en vendant des fruits, légumes et herbes médicinales avec son oncle Tomas Armenteros. Au bout de six mois, il rentre au pays, à Vertiente où se trouvait sa mère, et il travaille un temps dans des champs de cannes à sucre, mais il y contracte le paludisme et doit changer de travail. Il se retrouve alors, charretier, à charger de lourdes brouettes toute la journée. Il travaille durement, ce qui fragilise beaucoup sa santé. Mais, avec ses revenus, il s’achète sa première guitare de qualité et il continue de chanter avec le “Conjunto Avance” de Camagüey qui comprend, entre autres, Horacio Landa, Enrique Benitez, Cheo Casonas, Mayombe et Bartolomé au chant ; ils animent régulièrement des guateques et autres fêtes populaires. Un peu plus tard, il formera un trio de voix et guitares avec deux des intégrants du groupe Avance : Enrique Benitez et Cheo Casonas.

En 1940, il repart à la Havane, bien décidé à la conquérir. Armé de sa guitare, il chante pour les touristes sur le Malecón, dans les bars et cabarets. Ce fut loin d’être facile, parfois, il était chassé par les serveurs de certains lieux et dans d’autres chaleureusement applaudi. Toujours est-il, que cette tumultueuse vie de troubadour lui plaisait et qu’il y fit de nombreuses rencontres musicales, s’imprégnant de l’ambiance festive et des musiques qui fleurissaient à la Havane. Selon les soirs, il joue seul ou avec des groupe de son quartier, souvent en duo avec son ami Anselmo, et aussi avec le quartet Cordero. Cette même année, il tente sa chance dans le concours d’une émission de radio “La Suprema Corte del Arte”, où les candidats malheureux étaient souvent durement interrompus au milieu leur prestation par une sonnerie de cloche. Après un premier essai, il se présentera une seconde fois et remportera le premier prix.

En juin 1944, il trouve son premier emploi vraiment stable avec le Conjunto Cauto, dirigé par Mozo Borgellá qui passe régulièrement sur la radio Mil Diez. Il chante également à la radio avec le sextet Fígaro de Lázaro Cordero. Sa voix remarquable, sa manière de chanter, imprégnée tout à la fois de ses racines et de l’ambiance de cette époque commencent à séduire le public. Vers la fin de l’année, Miguel Matamoros, chanteur du Trio Matamoros, qui était alors déjà une institution à Cuba, se retrouve momentanément aphone. Siro Rodriguez, qui avait entendu chanter Bartolomé (selon les uns dans une fête, selon les autres dans un bar du port El Templete), et qui avait été séduit, fait appel à lui pour remplacer Miguel pour un passage à la radio 1010 (Mil Diez). Puis, Miguel ayant décidé de se dédier entièrement à la direction du groupe, ils décident d’engager Bartolomé comme première voix. Ils enregistrent alors plusieurs titres (“Buenos Hermanos”, “Se Va a Morir”, “Tengo Para Ti”, “Sere Dichoso”, “Me la Llevo”, …), et en 1945, ils l’emmènent avec eux pour une tournée à México où ils arrivent le 21 juin. A Mexico, plusieurs engagements les attendent, à la radio, dans l’émission XEW, dans plusieurs salles et théâtres, à l’Alameda, au Rio Rosa, au cabaret Montparnasse, pour les plus connus, et partout où ils se produisent, ils remportent un très vif succès. Au mois de septembre, vient le moment du retour à Cuba pour le Conjunto, mais Bartolomé décide de rester à Mexico pour se marier avec une mexicaine, et aussi parce qu’il était attiré par l’effervescence musicale qui y régnait. Il semble que c’est avant de partir que l’un des musiciens, Rafael Cueto, lui aurait expliqué qu’il ferait mieux de changer de nom car, au Mexique, Bartolomé était un nom pour les ânes, et que Bartolo aurait répondu, “Alors, à partir d’aujourd’hui, je m’appellerai Benny, Benny Moré”. Miguel Matamoros conservera toujours une immense amitié pour Benny, il dira plus tard de lui “Bartolo a toujours été un grand homme. Je me souviens de l’avoir connu quand je dirigeais le conjunto Matamoros en 1944 […] J’aimais sa voix, il la conduisait vers des milliers de merveilles et il en faisait ce qu’il voulait comme l’envie lui en prenait”.

Benny se marie, donc, à Mexico avec Juana Bocanegra Durán, le 25 août 1945 et, pour témoin de mariage, le chanteur mexicain Miguel Aceves Mejía. Juana travaillait en tant qu’infirmière dans la clinique du docteur et chanteur mexicain, Alfonso Ortiz Tirado. Afin que Benny puisse travailler, son compatriote et bongocero, Clemente Piquero “Chicho” l’aide à obtenir l’indispensable permis de travail du syndicat des artistes. Il joue au Rio Rosa, avec le grand groupe du moment “Son Veracruz”, et il forme, avec l’un de leurs musiciens, Lalo Montané le “Dueto Fantasma” dont le nom deviendra “Dueto Antillana” (pour raisons commerciales). Leur titre “Mucho Corazon” aura un immense succès. Il enregistre également son premier disque chez le label RCA-Victor accompagné par l’orchestre de Marino Merceron, avec, sur la première face, la chanson mexicaine “Me Voy Pa’l Pueblo” de Consuelo Velasquez et sur la seconde, “Desdichada” de sa propre composition. C’est une période des plus florissantes pour Benny, qui enchaîne les contrats et les représentations. Il travaille également avec l’orchestre d’Arturo Nuñez et, en 1947, celui du contrebassiste cubain Umberto Cané, avec lequel il enregistre “Merengue P’a Ti”, “Como Gozo”, “Puntillita”, …

En 1948, le génial inventeur et roi du Mambo, Damaso Perez Prado, lui même originaire de Matanzas, Cuba, arrive à Mexico. Il prend tout d’abord ses quartiers au théâtre Blanquita et contracte rapidement Benny Moré. La rencontre entre ces deux extraordinaires talents est, tout simplement, explosive. Une très grande complicité s’installe aussitôt entre eux, ils graveront plus de 60 titres ensemble, tout en écumant les scènes qui se verront soudainement envahies par cette irrésistible vague de rythmes endiablés et de danses pétillantes. Auprès de Perez Prado, compositeur immensément prolixe, Benny More, que l’on surnomme déjà “El Principe del Mambo” (le Prince du Mambo), apprendra à gérer un grand orchestre et, bien que n’ayant pas de connaissances en écriture musicale et travaillant uniquement à l’oreille, il compose des titres tels que “Locas por el Mambo”, “Mamboletas”, “Dolor Karabali”, “Bonito y sabroso” et bien d’autres qui sont tout autant de pures merveilles. Leur succès est retentissant, on les réclame de toutes parts et ils réalisent des tournées triomphales au Panama, en Colombie, au Brésil, Porto Rico, … Où ils deviennent de vraies idoles.

En cette période, le cinéma mexicain est lui aussi en pleine ébullition, c’est l’Epoca de Oro (l’Âge d’or), et l’on fait appel à eux pour les scènes musicales. C’est de là que viennent une bonne partie des images qui sont parvenues jusqu’à nous. Benny jouera notamment dans le film “Carita de Cielo” avec Ninon Sevilla, dans “Ventarron” et “Novia de la Media”,… Lorsqu’il aura quitté le Mexique, certains enregistrements de sa voix seront collés sur plusieurs scènes. En effet, sa famille et son île natale lui manquent, et il décide de rentrer à Cuba au tout début des années 50.

S’il est une grande étoile adulée au Mexique, et que sa musique a bien voyagé jusque là, il n’y est pas encore très connu et Cuba reste à conquérir. C’est tout d’abord avec la chanson “Bonito y Sabroso” que sa musique tracera la voie vers le cœur de son peuple. A la Havane, il travaille avec l’orchestre de Bebo Valdés avec lequel il lance un nouveau rythme, la Batanga, avec l’orchestre de Mariano Merceron, et enregistre plusieurs titres pour la RCA avec celui d’Ernesto Duarte, dont le célébrissime boléro “Como Fue”.

Il semble que ce soit un différend avec Duarte (financier selon les uns, problème de discrimination selon les autres) qui décidera Benny à monter son propre orchestre. Tout en travaillant quelques temps avec la Orquesta Aragón, formation originaire, comme lui, de la région de Cienfuegos (qui popularisera le Cha Cha Cha inventé par Enrique Jorrin), il demande à son cousin Alfredo “Chocolate” Armenteros, lui-même trompettiste, de l’aider à réunir des musiciens pour son projet. Ils rassemblent autour d’eux plusieurs grandes pointures telles que le trompettiste Corbacho, le pianiste Eduardo Cabrera “Cabrerita” (auquel succèderont Pedro Nolasco Justiz “Peruchin” puis, Generoso Jimenez) , les saxophonistes Miguel Franca, Santiago Peñalver, Roberto Barreto, Celso Gomez et Virgolio, le tromboniste Jose Miguel, Alberto Limonta à la contrebasse, Rolando Laserie à la batterie, Clemente “Chicho” Piquero au bongo, le conguero Tabaquito, et aux chœurs Fernando Alvarez et Enrique Benitez et, par la suite, le tout jeune Ibrahim Ferrer. Benny Moré choisit comme nom “La Banda Gigante” et, souvent, il les appelle affectueusement “sa tribu”. A certains moments, la Banda Gigante a compté jusqu’à 21 musiciens et, à cette époque, seul l’orchestre de Xavier Cugat était aussi grand. La “Tribu” de Benny commence ses répétitions dans le cabaret La Campana de la Calle Infante. Leur toute première représentation eut le lieu le 3 août 1953 dans le village de Placetas (Las Villas) et deux jours plus tard, ils passent à la radio dans l’émission de CMQ Cascabeles Candado. Le succès fut immédiat.

Benny Moré y su Banda Gigante offraient un spectacle sensationnel. Benny chantait, dansait, et dirigeait l’orchestre tout en même temps. Très vite, les engagements se multiplient et la Banda Gigante devient le groupe le plus populaire et le plus recherché sur toute l’île. Tout le monde voulait avoir le meilleur orchestre et son inégalable Sonero Mayor que l’on surnommait également “El Barbaro del Ritmo”. Dès qu’il arrivait et entamait les premières notes, la magie musicale s’opérait en un instant et l’on s’embarquait pour une nuit de transe qui se poursuivait jusqu’au petit matin. Impénitent ripailleur, Benny se donnait sans compter à cette exaltation où fleurait bon le tabac et où le rhum coulait à flots (surtout le Peralta et Matusalén). Plusieurs anecdotes racontent que parfois, il fallait le trouver là où il s’était endormi et qu’on le transportait quasi inanimé sur le lieu où on l’attendait pour le spectacle et qu’une fois à peu près sur pied, il se dirigeait en dansant vers la scène, se mettait à chanter a capella bientôt rejoint par l’orchestre, et voilà qu’on repartait pour une nuit de folie !

Les premiers enregistrements réalisés avec la Banda Gigante furent le Son Montuno “Bahia de Manzanillo” (Ramon Cabrera) et la guaracha-swing “Devuelveme El Coco” de sa propre composition et enregistrée en live et les boléros “Tu Me Sabes Comprender” (Ricardo Perez Martinez) et “Oye Una Cancion Para Ti” (Félix Cardenas) qui seront suivis de nombreux autres. A partir de 1954, il part souvent en tournée, au Venezuela, Colombie, Pérou, Panama, Haiti, Saint-Domingue, aux Etats-Unis et à Puerto Rico (où il appréciera particulièrement la voix du tout jeune Ismael Rivera, du groupe de Rafael Cortijo, et dira de lui, selon la légende, qu’il est un Sonero Mayor). Au cours de ces tournées, il est accompagné de la Banda Gigante, et aussi, par d’autres artistes avec lesquels il enregistre, tels que Pedro Vargas, Alfredo Sadel, l’orchestre d’Aldemaro Romero, entre autres.

Une vie des plus remplies pour ce travailleur acharné qui eut des conséquences sur sa santé déjà fragilisée, et ne fut pas des plus compatibles avec une vie familiale. Il se remariera deux fois, la première avec Noraida Rodriguez Scull, danseuse et chanteuse que l’on surnommait “la Satélite” et Iraida Castillo Rosell. Il aura, en tout, 7 enfants. En 1959, après un malaise, on lui diagnostique une cirrhose du foie et il comprend qu’il est déjà condamné. Il s’abstient dès lors de tous excès, mais cela ne lui donne qu’un court sursis durant lequel il continue de travailler sans relâche, de donner des représentations dans tout le pays et partout où on le réclame pour des tournées, concerts, enregistrements, ou de grands festivals avec la Banda Gigante.

Lorsque survient la révolution à Cuba, il prend parti pour elle. Il se produit régulièrement gratuitement pour des causes humanitaires, dans le cadre de campagnes d’alphabétisation et aussi pour soutenir les combattants. Bien qu’il ait rencontré le succès, il ne s’est pas attaché à la fortune et ses fastes, il a toujours tenu à ce que l’on sache qu’il était, avant tout, un Guajiro, un modeste paysan attaché à sa terre qui aimait les choses simples, aussi à l’aise en bras de chemise qu’en costume de scène, qui aidait sans compter ses amis et ses proches. Et c’est bien dans sa musique, sa danse et son chant si particuliers, qu’il exprimait au mieux ce sentiment d’appartenance au peuple cubain, en exaltant ses racines rurales, ses rythmes ancestraux, son âme profonde et son identité singulière.

Le 16 février 1963, Benny More donne un concert à Palmira, non loin de sa ville natale. Il chante comme à son habitude, mais il est pris d’un malaise et doit s’interrompre. Il revient sur scène et chante jusqu’au bout du spectacle qu’il termine par le titre “Maracaibo” toujours à la perfection et le public l’applaudit à tout rompre. A la fin du spectacle, il rentre à la Havane en urgence où il est admis à l’hôpital dès le lendemain. Il pousse son dernier soupir le 19 février 1963, à l’âge de 43 ans, dans le lit N°22 de la salle H à 9h15. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre sur toute l’île et bien au delà. Cuba est sous le choc. Ce seront non moins de 250000 personnes en larmes et inconsolables qui se presseront derrière le cortège funèbre de ses obsèques nationales. Les jours qui suivent les hommages se multiplient, tout le peuple et tout ce que l’île compte de musiciens se réunissent pendant plusieurs jours pour faire résonner sa musique comme jamais.

Mais… Benny Moré n’est pas mort. Ne peut mourir celui qui a su toucher le cœur de son peuple et élever son essence à un tel degré. Il est immortel. Nombreux sont ceux qui le considèrent encore et toujours comme le plus grand de tous les temps. Sa voix merveilleuse, sa danse vertigineuse, sa création, sa musique, son esprit d’avant-garde continuent de résonner, d’inspirer et tracer de nouveaux sillons musicaux tout autour du monde.


Vidéos extraits de films, documents et musique de Benny Moré:

>> 01 - Vidéo audio – Benny More y Trio Matamoros – Buenos Hermanos – 40’s    
>> 02 - Vidéo audio – Benny Moré y Trio Matamoros – Sere Dichoso – 40’s    
>> 03 - Vidéo audio – Benny Moré y Conjunto Matamoros – Me la Llevo – 40’s    
>> 04 - Vidéo audio – Benny More y Conjunto Matamoros – Se va Morir – 40’s    
>> 05 - Vidéo audio – Benny More con Conjunto Humberto Cane – Puntillita – 1947   
>> 06 - Vidéo audio – Benny More con Conjunto Humberto Cane – Como Gozo – 1947    
>> 07 - Vidéo audio – Benny More con Conjunto Humberto Cane – Merengue Pa’Ti  - 1947    
>> 08 - Vidéo audio – Benny More – Me Voy Pa’l Pueblo – 1947    

>> Annonce radio du décès de Benny More – Cuba – 1963    
>> Funérailles et hommage national à Benny More –  Cuba – 1963    
>> Vidéo documentaire – Vie de Benny More   
>> Interview audio Benny More à Puerto Rico    
>> Vidéo Documentaire sur Benny Morré – Con la Misma Pasion – 1/2  
>> Vidéo documentaire sur Benny Moré – Con la Misma Pasion – 2/2    
>> Vidéo documentaire “El Barbaro Del Ritmo” – 1/2   
>> Vidéo documentaire “El Barbaro Del Ritmo” – 2/2    
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Introduction – 1   
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Hoy Como Ayer – 2   
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Como Fue – 3   
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Batanga N°2 – 4    
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Controversia a Guantanamera - 5   
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Saoco – 6    
>> Documentaire sur Benny Moré Hoy Como Ayer – Que te hace Pensar – 7     
>> Film (2h/VO Esp) -  Beny Moré “El Barbaro del Ritmo”      

>> Bebo Moré (Fils de Benny) - Esa Mujer     
>> Noraida con Tito Puentes – Oye   
>> Noraida y Los More – Album “La Barbara” –  Sobre tu Tumba Una Rumba    

Retrouvez la suite des vidéos de Benny Moré, ici:
>> Page de Vidéos de Benny Moré << 

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Biographie Benny Moré rédigée par Carmencita 
Décembre 2013 / Publication 2 Janvier 2014 


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